mardi 28 décembre 2010
Saint Christ.
mercredi 8 décembre 2010
Le petit bonheur d'une curieuse.
dimanche 14 novembre 2010
11 Novembre 1918 - Première Partie
Je ne sais pas trop, faut que je demande au Commandant, il l'sais lui". Et après quelques secondes, j'eus la confirmation, nous étions le 11 novembre. Un autre obus éclata tout près de moi, Augustin quant à lui sauta et retomba raide mort dans des éclaboussures de sang. Je n'en fus pas dégoûté, je n'ai même pas pleuré. J'en avait tellement vu. Après cette secousse, je décidai de me déplacer, il ne fallait pas rester au même endroit, j'avais peur, comme toujours depuis le début. Une heure s'écoula sans faire de grave dégâts. Toujours aussi noir, mais ça s'éclaircissait.
dimanche 17 octobre 2010
Dernières lueurs.
Désormais et depuis déjà très longtemps, je décrète qu'il n'y a que les nuits qui se ressemblent. Toujours noires de noires.
dimanche 19 septembre 2010
Le Canard enchaîné en déballe.
Suivie de Carla, le chef de notre si belle patrie dont l'image jadis si belle est maintenant souillée comme un vulgaire chiffon à que l'on a laissé au bord du lavoir (2012 sera l'heure du nettoyage). Je me suis esclaffé autour de quelques lecteurs enfouis dans du Zola. Un Thérèse Raquin traînait. Et relevant la tête interloqués, retombèrent dans leurs lignes imprimées. Et moi aussi, la sonnerie retentit, sous mon bras, il sortit avec moi. Le lycée me quitta et lui aussi. Je l'écrasa pendant une journée entière entre deux épais cahiers et c'est aujourd'hui que je décidai de le sortir pour enfin le lire. Mais comment un simple journal peut autant me faire rire ? C'est décidé, je le lirais chaque semaine si je peux. Quelle hilarité !
Vive la presse !
mercredi 15 septembre 2010
Une première feuille qui tombe.
dimanche 5 septembre 2010
Rentrée 1868
mercredi 25 août 2010
Entrée
dimanche 22 août 2010
Mes honneurs de simple collégien
vendredi 20 août 2010
Ode à l'été
Profitez juste des moments qui vous sont si tendrement alloués, pensez à faire l'impasse sur des choses que vous faites pendant toutes l'année, changez vos habitudes, aimez cette été flamboyant. Chérissez-le au plus profond de votre coeur. L'été est comme l'étoile qui illumine les cieux ténébreux, les autres saisons ne sont que pénombre et pleurs.
Vivez.
jeudi 19 août 2010
Pensées lointaines
*
* *
Déjà revenu chez moi, dans cette maison périgourdine qui m'héberge déjà assez. Pourquoi je me suis épris de ce garçon ? Est-ce à cause de sa voix de velour, de ses traits suaves, de ses yeux doux, de sa bouche délicate. L'envie de l'embrasser me hante. Pourquoi ai-je succombé comme cela ? C'est tétanisant. Mes parents dorment profondément. Voilà une coupure de courant.
lundi 21 juin 2010
Temps de plomb.
samedi 12 juin 2010
Une année scolaire
mercredi 26 mai 2010
Un peu de bonheur
lundi 17 mai 2010
6 Juin 1944
(Que le nazisme soit éteint à jamais...)
dimanche 9 mai 2010
Vengeance !
Ce n'est pas la meilleure saison pour le beau-gosse littéraire. Lui qui se plaît à lire sur la plage, tard le soir sous le soleil. Qui, dès la moindre lueur de soleil, couvre ses yeux de lunettes stylées qui affirment un style à part, bien compris par le cher Victor Hugo. Les littéraires ne sont pas des êtres aussi renfermés et cloués dans leur livres et leurs idées archaïques ! Les littéraires - où le bon côté de la force -, eux, sont certainement les plus évolués par rapport à leur principal rival*. Qui est-ce qui a entamé une guerre avec l'état en 1830 ? Ce n'est pas notre ami Victor, avec son excellente pièce Hernani ? Ou encore Corneille avec son Cid ? Et puis... quand les rivaux* disent : "Les films sont bien meilleurs que les livres !"; je leur répond, de mon vivant littéraire, étant jeune est dévoué, que les livres sont incomparables et irremplaçables. Ce sont les reliques, les sources premières pour les films. La sortie en salle d'un long métrage n'est que la réactualisation implicite ou explicite (s'il s'agit d'une adaptation) d'un livre. Tout à ses sources. Et puis, quand nos rivaux* seront capables d'écrire un texte correctement sans faire de fautes avec un style d'écriture inouï, des termes puissants et une envie euphorique de la part de leurs lecteurs de bien lire leurs chiffons ; alors là, ils pourront se tenir prêts pour nous attaquer aux javelots et aux hallebardes ! Mais pour l'instant, tout reste à faire et pour atteindre un tel but, il faudrait probablement se tenir à l'échelle de la naissance de la vie sur terre, soit quelques millions voire milliards d'années avant que ce prodige ce réalise enfin. Nous littéraires, sommes les maîtres incontestés. Seulement, étant minoritaires dans cette société (qui se détériore au niveau de sa langue vernaculaire, par ailleurs), où les rivaux* nous écrasent de leur main impartiale, nous ne pouvons pas lancer la révolution et sommes contraints à vivre encaissés.
Un amour de littéraire, une horreur rivale*.
* : Nous avons remplacé certains substantifs pour ne pas citer les traitres de notre société.
mercredi 5 mai 2010
Plainte au temps gris.
Chaque matin, vers sept heures, je consulte le baromètre, et souvent, la tendance est mauvaise et je soupire longuement et je résiste à m'assoupir par ce temps de latence. Je ne suis pas blasphématoire, alors pourquoi me punir de cette nature déchirante. La religion ne vaut rien ! Je m'en retourne les poches et je la laisse tomber, pour que de mon pied, je puis l'écraser à ma guise dans des crissements aigus. On dit que la pluie tranquillise les mœurs, pour ma part, c'est bien le contraire qui se manifeste. Je ne peux vivre sans lumière, ma vie réside dans la joie de vivre et dans la vivacité, mais l'élément clef est bel et bien le Soleil, notre vrai dieu. Ô divin Soleil, majestueux comme les volcans qui rougissent, vénérable comme les philosophes, ardent comme l'orateur. Source du littéraire que je souhaite m'approprier. Sous tes rayons, mon corps s'abaisse bien bas et je ne m'adonne pas à être plus haut que ta température déjà si excessive. Je conjure la planète de chasser ces ténèbres impétueux et de laisser courir le ciel bleu sur toute la surface du ciel, si vaste, si grand.
lundi 3 mai 2010
L'infirmière de nuit.
Tous les jours, et sans relâche, elle quittait sa famille aux alentours de vingt et une heures, montait dans sa voiture, démarrait, partait jusqu’à l’Hôpital de la ville pour reprendre son service. Toute la nuit, elle s’occupait des patients tassés dans ces pauvres chambres. Souvent, elle s’asseyait dans la pièce réservée au personnel et soupirant doucement, elle fixait la monotone trotteuse de la pendule indiquant les heures tardives. Ses collègues faisaient de même et c’était toute une petite bande triste qui travaillait pendant que d’autres dormaient profondément. « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », cette expression, pourtant si célèbre, ne leur convenait guère. Certains se plaignaient de ces horaires atroces qu’on leur avait infligés. D’autres calmes, ne se laissaient pas entendre et travaillaient sans parler, mais ne pensaient pas moins à cette polémique. L’infirmière évoluait donc dans les couloirs et dans l’odeur fétide de l’immense hôpital. Elle surveillait les nuits, aidait quelques patients réticents au sommeil, améliorait le confort de certains, soignait les nouveaux venus, bref., elle était au service de cette petite communauté qui n’était pas au paroxysme de sa forme physique.
Et ce sont dans les ténèbres de cette lourde nuit qu’elle travaillait, seulement l’été, où elle pouvait apercevoir le soleil couchant ou levant, c’était toujours plus agréable que l’atroce hiver. Et vers sept heures du matin, elle débauchait, en faisait le chemin inverse avec sa voiture, elle rentrait chez elle, réveillait ses drôles et les emmenait à leur école. Avant de revenir et, sur son lit, de sombrer dans un profond sommeil, sous le merveilleux soleil matinal.
Après une nuit d'hôpital dans la pénombre des lumières artificielles.mercredi 21 avril 2010
L'ouvrier du Second Empire.
La terre se mouvait énormément au passage de son terrible râteau qui grattait ce sol dur comme le marbre. L'ouvrier y mettait du coeur, c'était pour lui sa tâche principale, sa tâche quotidienne. C'était une vraie oeuvre d'art qu'il s'ingéniait de réaliser. Pourtant il ne s'intéressait point à la culture, cela ne l'importait pas, il s'en fichait éperdument. Pour lui, rien ne valait l'éducation de son enfance : dure, sèche, stricte, impitoyable, carrée et droite. Il en était devenu un homme de travail, un ouvrier, payé, de peu, mais cela permettait d'assouvir quelque peu son existence. Sa femme, chaque jour, languissait dans cette pauvre chaumière que le couple avait acheté, une dizaine d'années auparavant, pour quelques louis. Ces louis avaient été amassés durant de nombreuses années, mais enfin, ils avaient de quoi se loger et c'était leur principale récompense. Ses fils, Anatole et Albert fréquentaient l'école communale de leur petit village de St Ray. Il y faisait bon vivre et le coin restait calme tout le long de l'année.Mais l'ouvrier n'était pas seul, non, ses collègues étaient même très nombreux. Même rituel chaque jour : les ouvriers s'éveillaient chez eux, s'habillaient et partaient sans même prendre une collation de peu que leur infâme patron, propriétaire d'une grande exploitation de légumes et de fruits, ne les sanctionne d'un moindre retard. Cinq minutes étaient facturées, comme cinq semaines d'exclusion, après quoi ils pouvaient venir mais si cela se reproduisait, ils étaient définitivement renvoyés à vie. A six heures donc, les ouvriers envahissaient l'entrée de l'usine de travail et pointaient aux machines prévues à cet effet, ensuite ils s'engouffraient puis émergeaient dans les terres, tel un péage. Sous un soleil de plomb souvent, car en ce pays il faisait souvent très chaud toute l'année, les ouvriers réalisaient toutes sortes de tâches agricoles fastidieuses avec des moyens de l'époque, donc absolument archaïques.Outre ces manières surgissant du diable lui même, le pays vivait très bien de cette exploitation. En effet, l'ingrat patron offrait de merveilleux postes pour la région qui n'était alors que très pauvre industriellement à cette période.
C'est ainsi que chaque ouvrier, par la sueur de leur front, dépourvus de collations, d'eau, travaillaient dans des conditions grotesques et impartiales pour vivre. Mais toujours, toujours, dans leurs petites têtes peu évoluées culturellement, ils portaient un vif intérêt à recevoir le fruit de leur labeur et de rien d'autre. Ils auraient pu refuser une donation, ce qu'ils voulaient à tout prix, c'est vivre raisonnablement, sans aucune escroquerie. Vivre honnêtement, simplement.
mardi 20 avril 2010
Souffle...
dimanche 18 avril 2010
Tout à un début.
Je vous laisse donc sur votre faim et je vous donne rendez-vous plus tard. Que la littérature vive ! Et Vive Zola.