Chaque matin, vers sept heures, je consulte le baromètre, et souvent, la tendance est mauvaise et je soupire longuement et je résiste à m'assoupir par ce temps de latence. Je ne suis pas blasphématoire, alors pourquoi me punir de cette nature déchirante. La religion ne vaut rien ! Je m'en retourne les poches et je la laisse tomber, pour que de mon pied, je puis l'écraser à ma guise dans des crissements aigus. On dit que la pluie tranquillise les mœurs, pour ma part, c'est bien le contraire qui se manifeste. Je ne peux vivre sans lumière, ma vie réside dans la joie de vivre et dans la vivacité, mais l'élément clef est bel et bien le Soleil, notre vrai dieu. Ô divin Soleil, majestueux comme les volcans qui rougissent, vénérable comme les philosophes, ardent comme l'orateur. Source du littéraire que je souhaite m'approprier. Sous tes rayons, mon corps s'abaisse bien bas et je ne m'adonne pas à être plus haut que ta température déjà si excessive. Je conjure la planète de chasser ces ténèbres impétueux et de laisser courir le ciel bleu sur toute la surface du ciel, si vaste, si grand.
mercredi 5 mai 2010
Plainte au temps gris.
Je me lève et je vois par ma fenêtre, le plafond qui se dessine à l'extérieur. Ce sont les nuages qui pleurent sur la Terre, l'inondation en est presque atteinte. Les yeux lourds et fatigués, je me dandine jusque dans ma salle de bain et me regarde dans la glace. Encore une journée qui s'annonce assez mal. Je suis malade de temps gris, je ne supporte pas les journées comme ça. Ce temps pourri hante mes yeux de sommeil et c'est dans la pénombre de la journée que je dors et dans la lumière vacillante et artificielle de la nuit que je vis. Je renais sous ces feux des projecteurs, lorsque les nuages ont décidé de me barrer la route du soleil. J'abhorre le mauvais temps ! J'exècre les nuits noires ! J'adore les jours éblouis de lumière ! J'affectionne les nuits illuminées. Ce n'est pas suave, ce n'est pas agréable de voir que même la nature rechigne a s'affirmer et à vivre. Elle est écrasée sous le poids de ces ruissellements ininterrompus qui l'égorge. C'en est de même pour moi. Je vis avec la météorologie.
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