
J'étais allongé dans cet herbe si divine. Ma mains et mes doigts se plaisaient à caresser tendrement ces pousses vertes et ces touffes végétales. Le soleil brûlais ma peau. Je fermais les yeux pour en mieux déguster la saveur. L'énergie de la terre semblait être reliée à mon corps par mes deux bras saisissant quelques brins d'herbes qui se glissaient entre mes doigts et sur mes phalanges. Ce soir mon corps allait brûler. Je me rendais dans une boîte de nuit. Je serais seul, livré à la masse humaine qui s'offrira à moi. Dans les chaleurs suaves des corps qui se déhanchent sur la piste de danse entre les rayons de la boule à facette. Sur ce plancher clignotant de couleurs vives et puissantes, chaque danseur fera claquer sa chaussure sur le plexiglas délicieux. Et dans leurs yeux émerveillés de l'évènement, et dans mes yeux, je verrais se profiler au loin l'ambition d'une vie meilleure, d'un avenir radieux. En agitant les bras aux rythmes des mélodies, je crierais pour mieux évacuer le stress emmagasiné dans mon être suffoquant. Mais pour l'instant, j'étais dehors, profitant de la chaleur estivale pourtant précoce qui faisait rage au beau milieu de ce simple moi de Mai. J'étais empli de quelques sueurs désagréables et je décida donc de me mettre à l'aise. Après quelques minutes je portais des vêtements si légers, que si le vent avait soufflé un peu plus fort qu'il ne le faisait à l'instant présent, alors, mes parures d'été se seraient déchirés sous le souffle des nuages. Ma journée ne fut pas très variée. Mais, au moins, je ne manquais pas de confort, j'avais atteint le paroxysme de mon désir. D'humeur tranquille et posée devant le ciel bleu qui éclatait à mes yeux décrépis par l'hiver rude.
Ah enfin l'article :)
RépondreSupprimerToujours avec le même plaisir de lire ton blog :D
Val :)