"La recherche fugace du temps qui passe." Andy Rankin

dimanche 9 mai 2010

Vengeance !

Le temps est monotone en ce moment, le soleil ne daigne plus reparaître sur son habituel trajet. Bloqué par ces perturbations et par ce douloureux nuage de cendre qui s'élève à dix-mille mètres de hauteur. On résiste, mais la vie est plus dure sous une pluie torrentielle que sous une pluie de lumière ardente. Le littéraire lit à ses heures perdues à voir se dilater la terre, se refroidir l'air, s'appauvrir la terre de sa si belle clarté. Le soleil choit très souvent devant ses masses d'air humide en suspension. C'en est triste, mais que pouvons-nous y faire ? La lecture permet donc de combler ce temps qui nous est administré promptement. Le littéraire, à lui, quoi faire lors de ses moments où la vie semble nous murer dans nos pièces étouffées par la chaleur humaine.

<= UN DES TRAITRES

Ce n'est pas la meilleure saison pour le beau-gosse littéraire. Lui qui se plaît à lire sur la plage, tard le soir sous le soleil. Qui, dès la moindre lueur de soleil, couvre ses yeux de lunettes stylées qui affirment un style à part, bien compris par le cher Victor Hugo. Les littéraires ne sont pas des êtres aussi renfermés et cloués dans leur livres et leurs idées archaïques ! Les littéraires - où le bon côté de la force -, eux, sont certainement les plus évolués par rapport à leur principal rival*. Qui est-ce qui a entamé une guerre avec l'état en 1830 ? Ce n'est pas notre ami Victor, avec son excellente pièce Hernani ? Ou encore Corneille avec son Cid ? Et puis... quand les rivaux* disent : "Les films sont bien meilleurs que les livres !"; je leur répond, de mon vivant littéraire, étant jeune est dévoué, que les livres sont incomparables et irremplaçables. Ce sont les reliques, les sources premières pour les films. La sortie en salle d'un long métrage n'est que la réactualisation implicite ou explicite (s'il s'agit d'une adaptation) d'un livre. Tout à ses sources. Et puis, quand nos rivaux* seront capables d'écrire un texte correctement sans faire de fautes avec un style d'écriture inouï, des termes puissants et une envie euphorique de la part de leurs lecteurs de bien lire leurs chiffons ; alors là, ils pourront se tenir prêts pour nous attaquer aux javelots et aux hallebardes ! Mais pour l'instant, tout reste à faire et pour atteindre un tel but, il faudrait probablement se tenir à l'échelle de la naissance de la vie sur terre, soit quelques millions voire milliards d'années avant que ce prodige ce réalise enfin. Nous littéraires, sommes les maîtres incontestés. Seulement, étant minoritaires dans cette société (qui se détériore au niveau de sa langue vernaculaire, par ailleurs), où les rivaux* nous écrasent de leur main impartiale, nous ne pouvons pas lancer la révolution et sommes contraints à vivre encaissés.

Un amour de littéraire, une horreur rivale*.

* : Nous avons remplacé certains substantifs pour ne pas citer les traitres de notre société.

6 commentaires:

  1. Rédaction pamphlétaire12 mai 2010 à 23:11

    Quel grand plaisir d'admirer encore une fois l'admirable texte morphologiquement et intrinsèquement disproportionné qui choit lourdement en face de mes paupières mi-closes, les yeux embués de la fatigue téméraire de l'imprudent lecteur, qui, ne sachant se diriger dans les méandres anarchiques de la prose maltraitée, se cogne durement le profil contre les volutes encore fumantes de l'incohérence syntaxique et sémantique et bute maladroitement sur prééminents pavés des tortueux sentiers qui parcourent l’essai.
    Oui, mes yeux le sont, embués de ces larmes amères qui perlent sur la sclérotique, dûment exclues de leur Éden par la vision tortionnaire des mots malhabiles. Les inversions adjectivalement incongrues, l’originalité rageuse de champs sémantiques incorrects (Oui Monsieur, le Français n'est PAS un langage vernaculaire, un langage vernaculaire se définit par son peu d’utilisateurs et sa construction non VÉHICULAIRE. Oui Monsieur, utiliser foultitude d'adjectifs dans le seul et solitaire but d'exprimer je ne sais quelle, pieusement déplacée, ambition pseudo-littéraire, relève de l'onanisme intellectuel le plus profane !, le plus abstrus, abject, abscons et pioupiesque [Quel effet ! Firefox s'affole j'éructe !] de toutes les masturbations collectives religieusement orchestrées par les commanditaires réguliers d'attentats à la bienséance grammaticale, en tentant de se faire, pour un soir après Derrick, les maçons de leur langue ne saignant plus que dans les yeux larmoyants de vous, joyeux cothurnes admirablement tournés vers la défense bec&ongle des valeurs les moins recommandables.
    Je vous crache à la gueule, imbéciles goguenards maugréant des imprécations satanistes envers le français moyen, envers la normalité, envers ce qui rappelle à tous au combien vous êtes détestables, engoncés que vous êtes dans vos grands mots délités, dans vos expressions surannées, dans VOTRE expression dépassée et dans votre paresse idoine à la pire des flagorneries auto-suffisantes qui illustre sagement les réflexions si universellement consommées qui parsèment en claudiquant les lignes barbantes de l’infamie littéraro-moncuesque. La considération fondamentalement illusoire que vous espéreriez, ouvertement, ou que vous souhaitez à présent, n’est qu’un prétexte de tous pour penser au combien vous êtes tristes, vous, les défenseurs miséreux des combats perdus, des combats qui n’existent que dans l’étroitesse d’esprit de leur UNIQUE belligérant. N’imaginez pas une seule seconde que quelqu’un s’intéresse plus ou moins à vos amphigouris phtisiques et à vos commentaires brillants d’incompétence et d’inculture sociale ET littéraire. Car j’ose l’affirme, vous ne connaissez rien à la littérature. La vraie littérature, celle qui baigne dans la merde Célinienne, dans le sang Sartrien, dans les horreurs du concept Homme, pas les jérémiades languissantes des écrivaillons prolixes. Zola est le plus scientifique de ces rebuts rebutants, comment osez-vous l’intégrer dans une de vos misères psalmodieuses et hurler votre rage contre la science ? Rome ne s’est pas faite en un jour, et surtout pas si les crieurs publics clament leur médisance pour l’évolution et le progrès qui ne va pas dans leur sens. Mon cher ami, vous vous êtes trompé de siècle. Apprenez maintenant à vivre avec les autres, et non plus à les regarder avec l’œil alerte de l’anthropologue-psychanalyste au dessus des hommes qui décrit joyeusement dans ses thaumaturges les faciès étrangers qu’il ne reconnait pas, l’ethnocentrique avisé. « Vicissitude » «Acroteléton » « Hapax » ne font pas de vous des surhommes, des justiciers masqués aux couleurs gaillardes des valeurs imbéciles. Je reconnais l’entière liberté de la liberté d’expression, mais pour une fois, ne rayez pas les tendres cristallins des jeunes batifolant encore à l’entrée de l’adolescence par vos lignes bancales et vos idées inexpressives.

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  2. Rédaction pamphlétaire12 mai 2010 à 23:13

    Tournez vous vers les autres, vers l’idée même qu’ils puissent exister ailleurs que dans le solipsisme caractéristique et amateur qui dicte votre conduite et ce que vous êtes. On ne peut pas écrire Idiosyncrasie sans Idio, et le votre m’en semble bien défini –excusez cet humour mathématique-.
    Il n’y a aucune pseudo-guerre boiteuse, aucune querelle qui ne saurait vous donner plus d’importance que celle de n’importe quel élève braillard, hurlant sa rébellion de pestiféré non pas sur un blog mais sur les toits. Mais bon Dieu, quelle foutue différence ! Le paternalisme égocentrique et la condescendance médisante qui t’oblige chaque à jour à te lever en maudissant les astres de ne pas accorder plus de crédit à ta vie de canard aveugle, de chaussure gauche d’un manchot adroit, ou de bonbon dans la poche d’un pédophile barbu me font dégueuler sur tes foutues révolutions batârdes du croisement ignare entre un Marx muet et un Hitler avec sa carte de la LICRA.
    Cher Monsieur, je vous prie une dernière fois, d’agréer l’expression de ma plus haute considération, mais aussi de mes plus valeureuses exhortations à la reconsidération de votre vision réductrice, pusillaniste et minable.
    Amicalement,
    Un confrère.

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  3. Salut à toi, ami des lettres et des mots !

    Ta (longue) chronique, me laisse quelques interrogations, éminentes accompagnatrices de l'amateur anachronique et éclairé. Tout, d'abord, tu dis trouver WordPress trop lent, mais pourquoi choisir des blocs de texte peu accessibles visuellement (opacité du fond), un contraste blanc sur noir presque agressif, pour ne pas dire qu'il donne une tonalité funèbre à tes articles ?

    Ensuite je ne vois qui tu désigne par « rivaux », que tu vas même jusqu'à qualifier de « traîtres à notre société ». Tu sembles par ailleurs, si je lis entre les lignes blanches de ta tirade, défendre les littéraires. Mais, à ma connaissance, aucun littéraire à ce jour n'a qualifié de « traitres à la société » quelqu'un qui ne partageait pas ses opinions. Même Arouet, pourtant connu pour ses puissantes répliques vis-à-vis des ses détracteurs, n'a jamias qualifié ainsi le moindre de ses contemporains, pas même l'auteur de L'Emile ! Pourquoi donc se tourner vers une telle diffamation?

    Tu dis ensuite que ces « rivaux » préfèrent les pellicules à d'aucuns consistants pavés. Mais on peut en effet trouver plus d'adrénaline, plus d'évasion en fait, dans le visionnage d'un long métrage que dans la lecture tâtonnante de quelque hermétique volume; répondant par exemple au pompeux nom de la Comédie Humaine. Si je puis te concéder que l'immensité psychologique d'un Soljenytsine ne sera jamais correctement, adaptable dans le 7ème art, tu ne trouvera que des navets sans âme les scripts des perles de Miyazaki. Ainsi ton argument est, sinon fallacieux, valable pour la thèse inverse. Tu parles également de ton vivant littéraire, mais tu n'affiches que des photos d'auteurs qui te sont bien antérieurs.

    En faisant abstraction de cette cabale; tu prétends toujours que tes « rivaux » ne savent pas rédiger sans faire de fautes. Je ne peux m'empêcher de vouloir te renvoyer à tes livres de grammaire, où tu trouveras comment distinguer un démonstratif d'un pronom. Si tu critiques l'orthographe de certains, je ne saurais que te conseiller de veiller sur la tienne.
    Fi ! Tes « javelots et hallebardes » n'ont à mes yeux aucun sens, je pensais que le domaine de la conviction et de l'argument logique conviendrait à un littéraire. Tu méprises totalement tes rivaux, mais tu ne peux t'empêcher de t'avouer vaincu sous leur emprise. Je ne peux m'empêcher de te faire remarquer que « maître » est totalement antithétique avec « minorité ». En effet, ce paradoxe n'a été qu'en deux cas à ma connaissance : dans les monarchies absolutistes, et dans l'apartheid.

    Enfin, il est regrettable que ton argumentation s'enfonce avec l'analogie de l'apparition de la vie, absolument incompréhensible à mon sens. Sais-tu que si tu veux que tes idées sur les littéraires se diffusent, elles doivent être un minimum accessible, et ne pas avoir l'herméticité de partitions du XVème siècle ?

    Pour conclure, je trouve ton idéal sympathique, mais je te trouve bien trop prosélyte et extrémistes dans tes idées. Sais-tu que la tolérance et la mixité sont le ciment d'une belle société ? Après tout, les Lumières n'étaient-elles pas partisanes d'un despotisme éclairé ?

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  4. Wesh, c kevin, je voulé te dir ke je keaff vrémen se ke tu fé, é ke lé litérère c tro lé méilleur, continu kom saa !!!!!1! bsXX

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  5. Toujours il en subsistera un pour crier : "Vengeance !". Depuis les borborygmes des primitifs guerriers homininés sous l'œil sévère et aimant des déjà trop sages vieillards transfigurés par la sapience, jusqu'aux jérémiades de nos chers littérateurs égotripés qui, répugnant d'étaler leur peau sur la table de travail comme se doit de le faire un artisan sincère au cervelet et au ventricule des Hommes, ne concèdent à leur auditoire qu'un fiel insipide et fade sourdant de déconvenues passées terriblement freudiennes, toujours un humain lancera vers le ciel cet ôdieux appel à la réciprocité, cet apparat immonde de justicité, ce cri fauve et terne à la pendaison de son frère. Qu'elle est virile, cette fière image de guerre roborative ! Quelle envie s'ensuit de se couvrir la face de strate de sang à la suite de ses semblables, pour justement se pourlécher de leur propre ichor souillé ! Homme qui fait les guerres, sois certain d'abord que tu vis, que la matière et qu'un bien, grande flèche dans l'horizon, existent, que l'hypernova de réduira pas au néant tes gesticulations sans art ni âme, alors tu pourras agonir ta piètre sphère de réalité distillée et nier qu'il n'y a d'axiomatique, de mystique et d'immortel que l'amour fou. Ou garde le silence, pendant dix mille ans.

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  6. Diagnostic : tendance pathologique à la binarisation. Oppositions systématiques et manichéenne.
    Remède : Sors, marche, crève, baise. Mets du sel dans ta merde.


    Scholie pour soi-même : il appert que les catéchumène, en art comme en religion, font toujours les extrémistes les plus dangereux.

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