C'est au lycée qu'un gros titre m'intrigua puis me fit rire aux larmes avec mes amis. "Ecoutes, sondages anti-roms... visite à Lascaux. SARKO-MAGNON DANS LA GROTTE JUSQU'AU COU !" suivi d'une esquisse satirique bien pensée où l'on observe Nicolas Sarkozy et un spécialiste de la grotte montrant à Sarkozy les fresques d'un autre temps : "Si vous préférez, c'est comme de très vieux tags !" et Nico répond : "Peints par de très anciennes racailles ?". On décèle alors la très large connaissance de Nicolas Sarkozy du monde préhistorique. De plus, outre les consignes de conservation de la grotte enfreintes par le statut trop orgueilleux, le chef de l'état à confondu homme de Néandertal et homme de Cro-Magnon.
Suivie de Carla, le chef de notre si belle patrie dont l'image jadis si belle est maintenant souillée comme un vulgaire chiffon à que l'on a laissé au bord du lavoir (2012 sera l'heure du nettoyage). Je me suis esclaffé autour de quelques lecteurs enfouis dans du Zola. Un Thérèse Raquin traînait. Et relevant la tête interloqués, retombèrent dans leurs lignes imprimées. Et moi aussi, la sonnerie retentit, sous mon bras, il sortit avec moi. Le lycée me quitta et lui aussi. Je l'écrasa pendant une journée entière entre deux épais cahiers et c'est aujourd'hui que je décidai de le sortir pour enfin le lire. Mais comment un simple journal peut autant me faire rire ? C'est décidé, je le lirais chaque semaine si je peux. Quelle hilarité !
Vive la presse !
dimanche 19 septembre 2010
mercredi 15 septembre 2010
Une première feuille qui tombe.
Le soleil est encore là, mais déjà la puissance de ses rayons est réduite, l'automne s'annonce. Je sors du bus, devant moi se pose après avoir virevolté au grès du vent une petite feuille toute vérolée de taches, comme roussie. Je la prend, je la tâte, je la garde en la plaçant dans mon veston et mes yeux apeurés par la nouvelle, se posent sur le faîte de l'arbre d'où le poil calciné vient de tomber. Le vent bouleverse mon blouson, je sens les vibrations naturelles passer sur moi. Des filets de vent semblent filer sur le haut de mon visage, caressant doucement mes yeux, chatouillant mon nez et léchant ma bouche. J'avance de quelques pas, mes yeux sont précieux. Je regarde encore ce ciel pourtant bleu encore mais qui ne tardera pas à roussir comme la feuille que je conserve entre quelques effets personnels. Bientôt la pluie et l'air humide vont refaire leur apparition, le temps va changer, les lourds nuages seront le quotidien de la météorologie. Et mes pensées seront mornes, tristes dénuées de toute lumière.
Alors je profite de ces derniers moments en tête à tête avec le soleil, je sens ses premiers adieux, ses premières faiblesses, son coeur brûlant semble s'éloigner de nos contrées et les ravisseurs de sa belle utopie, celle de l'été, semblent revenir à grands-pas.
Le mystère des saison est encore grand, pourquoi faudrait t-il le déceler et trouver des réponses, l'incompris peu rester merveilleux. Jamais je ne lirais de réponses tenues par quelques personnages indésirables à mon oeil. Laissons le mystère planer, le mythe rester. Laissons des faits inexpliqués pour que leur émerveillement perdure et que leur beauté subsiste.
Jean Giono est le maître. Le maître de ces écrits bucoliques et flambants de nature vivante. Et sans aucune réponse, il délivre à son lecteur la vivacité de l'herbe, des arbres, des animaux, de ces collines provençales et de l'isolement des travailleurs de la terre pourvus de mains calleuses par leur labeur, des paysans enivrés par la luxuriante récompense de la Nourricière, par le goût authentique et subtile du bon pain campagnard français. Et lorsque ces gens, bien décidés à vivre le jour le jour, en éternels amoureux avec la nature, de leur nez, entendent le pas brutal de l'hiver suivant le sabot un peu plus léger de l'autonome. Alors c'est l'heure de changer les choses de modifier les moeurs pour s'adapter à la nouvelle saison. Plus les jours avancent et plus le rendez-vous approche.
dimanche 5 septembre 2010
Rentrée 1868
Faisant suite à "L'ouvrier du Second Empire".
mercredi 25 août 2010
Entrée
L'humeur est là. La rentrée scolaire approche et les bonnes vieilles habitudes réapparaissent. Les préparatifs sont déjà avancés, l'excitation progresse. La rentrée est pour bientôt ! Fini les temps de farniente au soleil et les jours de rien à faire. Tout va s'illuminer, tout va reprendre, l'activité va redémarrer comme une grande machine que l'on a laissée éteinte pendant un bonne époque. Ce rythme si sain qui nous enseigne notre avenir, qui nous guide. Cette rentrée annonce la fin de la pause au bord du paisible chemin qui mène au Bac. Les yeux pétillants, je plonge dans cet engouement.
dimanche 22 août 2010
Mes honneurs de simple collégien
Quatre heures du matin viennent de sonner, depuis déjà un quart d'heure je cogite seul dans mon lit de mon avenir, incertain ou pas, mon futur métier dans le domaine de la littérature est encore flou. Puis j'ai repensé à ces petits mots que j'avais écrit à mes professeurs l'an passé, juste avant mon Brevet des collèges, j'ai revu la lettre réponse de ma prof d'anglais datée du quatre septembre deux mille neuf, je me suis remémoré les instants où, juste avant la partie Histoire/Géographie de mon brevet, on m'avait recommandé vivement de voir ma prof d'Histoire/Géo justement, à la fin de l'épeuve. J'étais donc sorti de cette salle de permanence qui puait la sueur du dur labeur. Un professeur de technologie m'avait exhorté à me rendre jusqu'à l'endroit où se trouvait cette grande dame, que j'admire de tout mon petit-être, une femme amoureuse de sa matière et qui avait su donner le goût d'apprendre notre passé à ses élèves. Les personnes que j'admire sont nombreuses mais la manière dont je regardais cette femme était belle et bien différente, elle dégageait, non pas de l'orgueil, mais le sentiment prompt d'une personne qui en réalité ne fait qu'effectuer son travail du mieux qu'elle peut.
Je m'étais donc rendu à l'administration où elle rangeait les copies du Brevet avec ma professeure de technologie. Lorsque celle-ci m'entrevit, elle poussa un petit cri de joie qui m'a beaucoup ému à l'époque et qui m'émeut encore aujourd'hui. Je me sentais considéré, j'étais quelqu'un de différent de toute cette marmaille d'élèves qui crachaient à la figure des profs leurs ignominies et insanités les plus affreuses et leurs exécrations atteignaient parfois des sommets. Je me suis aussi rappelé le moment où ma mère et moi, nous nous rendions au Centre de Documentation et d'Information du collège afin de nous délivrer des livres qui m'avaient instruits tout au long de l'année. La documentaliste, avec laquelle j'avais collaboré durant de longues heures à écrire des masses d'articles, ma vive ambition pour voir enfin le site internet du collège arborer une allure à tout rompre, mes fantaisies, tout les souvenirs que nous avions partagés se retrouvèrent imbu de chaudes larmes qui lui coulaient lentement sur les joues légèrement teintées de rose de cette gardienne des livres. J'eus un coup au coeur, la voir pleurer me fit chavirer. Moi, petit être, petit élève bien éphémère, j'avais troublé les sentiments d'une professeure ? Comment était-ce possible ? J'eus beaucoup de remords, et j'eus quelques spasmes de regrets même. J'aurais préféré rester plus longtemps avec cette personne qui semblait me chérir pour l'engouement que je portais aux activités du CDI. Mais ma mère me pressait, j'avais rendez-vous je ne sais plus où, c'était un premier juillet, le ciel était d'un bleu comme l'on n'en voit que très rarement dans notre province et le soleil et l'air étaient déjà étouffants lorsque, sur la pendule des pions, j'aperçus les deux aiguilles de l'horloge alignés sur le douze. C'est à partir de ce jour que ma vie a prit un autre cours, a radicalement changée, je voulais un avenir glorieux, la recherche du bonheur était en marche, et le petit être allait devenir grand.
vendredi 20 août 2010
Ode à l'été
Profitez juste des moments qui vous sont si tendrement alloués, pensez à faire l'impasse sur des choses que vous faites pendant toutes l'année, changez vos habitudes, aimez cette été flamboyant. Chérissez-le au plus profond de votre coeur. L'été est comme l'étoile qui illumine les cieux ténébreux, les autres saisons ne sont que pénombre et pleurs.
Vivez.
jeudi 19 août 2010
Pensées lointaines
*
* *
Déjà revenu chez moi, dans cette maison périgourdine qui m'héberge déjà assez. Pourquoi je me suis épris de ce garçon ? Est-ce à cause de sa voix de velour, de ses traits suaves, de ses yeux doux, de sa bouche délicate. L'envie de l'embrasser me hante. Pourquoi ai-je succombé comme cela ? C'est tétanisant. Mes parents dorment profondément. Voilà une coupure de courant.
lundi 21 juin 2010
Temps de plomb.
samedi 12 juin 2010
Une année scolaire
Dans les yeux brillants des lycéens qui cherchaient à rencontrer le bonheur dans l'ivresse de cette chaleur intense qui pourrissait à travers les sobres locaux du lycée. Les cours pullulaient d'intelligence et de sympathie. Eté, Automne, Hiver puis enfin Printemps se succédèrent dans les modifications vestimentaires des élèves. La météo réglait les mœurs de ces petits travailleurs de l'avenir. Chaque division dénombrait une petite trentaine de têtes creuses avides de se remplir des exercices et des paroles adultes qui sonnaient et chantaient tout au long de la journée entre quatre murs.
Des corps assis face aux sages debout. Tels était les quelques mois dans la maison du savoir. Mais toute cette mécanique infernale s'était aigrie par le train quotidien si atroce que subissait les élèves. Fort heureusement, quelques évènements exceptionnels ponctuaient la vie lycéenne et cela l'égayait beaucoup. L'amitié et le travail régnaient en maître. L'amitié était un élément imposant et chaque individu était tenté puis par la suite succombait à l'impétueuse envie de se créer des liens. Le travail était la règle d'or des professeurs qui daignaient rappeler sans cesse celle-ci à leurs têtes effarées. Et c'est dans ce tohu-bohu que leurs yeux brillaient de savoir et d'un avenir de liberté infinie.
mercredi 26 mai 2010
Un peu de bonheur
Inscription à :
Articles (Atom)